femme-ménopause-incontinenceLa ménopause, phénomène correspondant à l’arrêt des règles, se caractérise par la baisse du niveau d’œstrogènes et de progestérone et aboutit à un relâchement des muscles pelviens et une dégénérescence de la muqueuse urétrale.  C’est pourquoi cette période de perte de la fertilité chez la femme peut entraîner l’incontinence urinaire.
La ménopause est composée de 3 phases qui peuvent débuter dès la quarantaine et peuvent durer jusqu’à 65 ans :
- La pré ménopause : période de 5 à 10 ans précédant les dernières règles correspondant à une irrégularité des cycles menstruels
- La péri-ménopause : période marquée par l’apparition des troubles ménopausiques qui se termine après les dernières règles
- La post-ménopause : période qui suit directement la péri-ménopause

La ménopause peut se faire sentir de différentes façon et intensité selon les femmes concernées. Voici les différents symptômes possibles : bouffées de chaleur, sueur nocturnes, prise de poids, insomnie, troubles d’humeur et irritation, sécheresse vaginale et troubles du cycles menstruels.

Les conséquences de la ménopause par rapport à l’incontinence urinaire

- Affaiblissements des muscles du support pelvien entraînant une pression abdominal plus forte sur la vessie
- Perte de souplesse de la vessie et de l’urètre entraînant des contractions plus fortes et incontrôlables ainsi qu’une perte de l’efficacité du sphincter
- Perte de sensibilité du sphincter

Ces troubles issus de la ménopause favorisent ainsi l’incontinence urinaire puisqu’ils fragilisent fortement les muscles du plancher pelvien, la vessie et l’urètre qui ne peuvent alors plus jouer leur rôle.

Les différents types d’incontinences urinaires dus à la ménopause

La ménopause est à l’origine de l’incontinence d’effort, également liée à l’âge, entraînant des pertes urinaires au cours d’un fou rire, d’un éternuement, ou encore après avoir porté des charges lourdes. En plus des conséquences évoquées ci-dessus, cela est dû à une diminution du collagène contenu dans les tissus de soutien sous-urétral. La diminution de cette protéine est à l’origine du relâchement des ligaments qui soutiennent l’urètre.

L’incontinence d’instabilité vésicale présente elle des symptômes différents : elle est caractérisée par une envie plus fréquente d’uriner en petite quantité. Elle peut entraîner des douleurs vésicales similaires à des contractions. La ménopause joue son rôle ici puisqu’elle est à l’origine d’une fragilité tissulaire augmentée et d’une descente de vessie ( »augmentation des prolapsus vésicaux »), responsables de l’incontinence d’instabilité vésicale.

Quels traitements pour l’incontinence urinaire due à la ménopause ?

Notons tout d’abord que la ménopause accentue les facteurs à l’origine de l’incontinence urinaire, certes, mais que cette incontinence est aussi une conséquence du vieillissement normal de l’organisme, puisque la ménopause apparaît à un âge auquel la dégénérescence des tissus est déjà entamée.
Pour soigner son incontinence, il ne faut pas attendre que celle-ci s’accentue. Consultez sans hésitation votre médecin traitant, votre urologue ou encore votre gynécologue qui sauront diagnostiquer votre incontinence et vous proposer des solutions adaptées : thérapie comportementale et rééducation uro-gynécologique, traitement médicamenteux, intervention chirurgicale (vous pouvez alors consulter notre article « Où soigner son incontinence urinaire« ). Vous pouvez également vous équiper de protections spécifiques qui vous aiderons à traverser cette période dans les meilleures conditions.