Une étude sur des femmes de 18 à 60 ans a récemment été menée pour déterminer quelle était l’incidence de l’incontinence urinaire sur l’activité physique.

l'incontinence urinaire réduirait l'activité physique

On sait qu’une forme d’incontinence urinaire même légère entraine souvent une diminution considérable des sorties et autres activités de ce genre par peur de n’avoir aucune installation adéquate à proximité. On parle souvent des problèmes de socialisation que cela entraine et les fabricants de produits d’incontinence urinaire l’ont bien compris et orientent désormais leur communication en ce sens comme nous avons pu le voir dans l’article paru récemment sur la semaine de la continence urinaire.

Ce dont on parle moins et qui semble pourtant logique, c’est que cette répercussion sur la vie sociale des femmes souffrant d’incontinence s’accompagne dans la plupart des cas d’une diminution de l’activité physique. Ce qui s’avère problématique quand on sait la nécessité de faire de l’exercice pour rester en forme.

Sur les 3300 femmes s’étant portées volontaires, 41% étaient lycéennes. Au total, ce sont 39% d’entre elles qui ont déclaré souffrir de symptômes d’incontinence urinaire (dont 47% d’incontinence d’effort, 10% de mictions impérieuses, et 41% d’incontinence mixte). Les formes légères représentaient 47% des femmes interrogées, 41% pour les formes modérées. Les formes sévères et très sévères représentant quant à elles respectivement 9% et 3%.

Après étude de leur mode de vie, les résultats ont montré que 60% des femmes souffrant d’incontinence urinaire très sévère exerçaient une activité physique jugée insuffisante. Concernant les femmes souffrant d’incontinence sévère ou modéré, elles sont 39% à ne pas faire assez d’exercice. Enfin ce chiffre passe à 30% pour celles qui souffrent d’une incontinence légère. Ce dernier pourcentage reste néanmoins plus élevé que chez les femmes non incontinentes.

On constate donc que le niveau d’activité physique diminue à mesure que la sévérité de l’incontinence augmente. Cette étude démontre une fois de plus l’intérêt d’informer sur ce problème. Les solutions sont nombreuses, et l’exercice en fait d’ailleurs partie. Reste à communiquer davantage sur les moyens de lutter efficacement l’incontinence urinaire, et faire en sorte qu’elle cesse de nuire au bien-être des personnes, que ce soit socialement ou physiquement.