Bienvenue sur info-incontinence.com !

Vous trouverez ici un lieu de réponses aux questions que vous vous posez, et des solutions pour ce problème naturel.

  • Recent Posts

  • Catégories

  • Meta

  • Archives

  • SHOW / HIDE NAVIGATION

    La pratique quasi-systématique de l’épisiotomie, opération consistant à inciser les muscles périnéaux lors de l’accouchement, est aujourd’hui remise en question par beaucoup. Sensée protéger les femmes de lésions spontanées pouvant entrainer de graves séquelles, l’intervention ne réduirait pas de manière significative les troubles post-accouchement voire les aggraverait.

    L'épisiotomie ne devrait plus être systématique

    Les études réalisées depuis une dizaine d’années montrent en effet que les femmes ayant subi une épisiotomie sont tout autant susceptibles de souffrir de ces troubles fréquents que sont l’incontinence ou le prolapsus génital (aussi appelé descente d’organes, dont nous vous parlions dans l’article sur la rééducation périnéale).  Dans la mesure où l’intervention entraine un risque similaire voire supérieure, de nombreux obstétriciens souhaitent l’instauration d’un dialogue la concernant.

    « Nous en avons conclu que cet acte devait être individualisé. Il doit se faire en accord avec l’accoucheur ou la sage-femme, être réfléchi et accepté par la parturiente » explique le Professeur Bernard Jacquetin, reponsable du pôle Gynécologie Obstétrique Reproduction Humaine (GORH) au CHU Estaing de Clermont-Ferrand. Demeurent quelques situations dans lesquelles l’épisiotomie  est nécessaire : « Les extraction instrumentales au forceps par exemple, ou certaines manœuvres obstétricales ».

    Pour davantage d’informations, je vous conseille la lecture de l’article de Destination Santé  intitulé L’épisiotomie, c’est pas automatique

    Si 92% des Français déclarent savoir que le périnée joue un rôle importance en matière d’incontinence, peu sont ceux connaissant les techniques de rééducation le concernant (39%).

    La différence entre homme et femme est elle flagrante lorsque les personnes interrogées sont directement concernées par le problème. En effet 68% des femmes les connaissent contre seulement 23% des hommes.

    Un livret Tena pour s'informer sur l'incontinence

    Cette étude réalisée en avril 2010 à l’initiative de Tena montre à quel point les hommes restent mal informés sur le sur le sujet. La marque de protection contre les fuites urinaires démontre une fois de plus une volonté forte d’informer l’ensemble des populations susceptibles d’être touchées, dont les hommes font bien évidemment partie.

    A cet effet, un livret d’informations intitulé « Incontinence et périnée » est disponible gratuitement sur demande téléphonique au 0 820 074 467 (0.12€  TTC / minute). Il contient bon nombre de conseils pratiques et autres techniques de rééducation périnéale.

    Pour rappel, vous pouvez retrouver la gamme de produits d’incontinence Tena sur le site de Girodmedical.

    La rééducation périnéale sert à remuscler le plancher pelvien, c’est-à-dire les muscles qui soutiennent les organes génitaux de la femme. En effet, le plancher pelvien participe au mécanisme du système urinaire et permet de retenir les urines.

    Affiche de la semaine de l'incontinence

    Qui est concerné par la rééducation périnéale ?

    En France, la rééducation périnéale est systématiquement proposée aux femmes dans la période suivant leur accouchement.
    Elle peut également être prescrite aux personnes souffrant d’incontinence d’effort, dans certains cas d’hystérectomie et en période préopératoire ou postopératoire dans les cures du prolapsus. La vieillesse, la ménopause, une infection ou encore un traumatisme peuvent ainsi nécessiter cette rééducation.
    La rééducation du périnée peut être prescrite de façon curative mais aussi préventive. Par exemple,  après un accouchement même si une femme n’est pas sujette à l’incontinence elle peut choisir de suivre la rééducation afin de renforcer ses muscles et de prévenir les risques d’incontinence pour plus tard.

    Comment se déroule les séances de rééducation périnéale ?

    La rééducation périnéale peut avoir lieu avec une sage-femme, un kinésithérapeute ou un médecin à raison de 2 à 3 séances par semaine. Trois méthodes existent : manuelle, par biofeedback et par électro-stimulation.
    La méthode manuelle consiste en un toucher vaginal lors duquel la patiente doit contracter ses muscles : cela permet de prendre conscience de ses différents muscles et de faire un travail complet.
    La méthode biofeedback est destinée aux femmes qui ont du mal à ressentir les zones à contracter, il s’agit d’une sonde introduite dans le vagin qui permet de découvrir les mécanismes et organes liés à la miction.
    Enfin, la méthode par électro-stimulation est un appareil qui émet de petites décharges électriques (rien de dangereux) qui provoquent la contraction des muscles du périnée. Cette méthode est recommandée lorsque la méthode manuelle et biofeedback ne sont pas possible.

    Lorsque vos séances seront terminées, vous pouvez entretenir vos muscles par des exercices de musculation périnéale et des exercices de gymnastique périnéale à faire chez vous.

    Après un accouchement, la sécurité sociale rembourse à 100% les 10 séances de rééducation périnéale.

    perinee

    Nous l’avons déjà dit, l’incontinence est d’abord un problème musculaire. Pour savoir si votre périnée est musclé, vous pouvez faire le test dit du « stop-pipi » : essayez de couper le jet d’urine lors d’une miction. Si vous n’y arrivez pas, vous pouvez essayer quelques exercices.

    « Pour prendre conscience de votre périnée, mettez simplement un doigt dans votre vagin et essayez de le serrer », explique le docteur Jean-Jacques Labat, médecin de rééducation en service d’urologie au CHU de Nantes. Contractez deux secondes, et relâchez quatre. Faites une série de 10 chaque jour. Cela vous permettra de mieux contrôler votre périnée. Bien sûr, la rééducation postpartum existe aussi pour cela, mais vous pouvez pratiquer cet exercice à toute période de votre vie.