La pratique quasi-systématique de l’épisiotomie, opération consistant à inciser les muscles périnéaux lors de l’accouchement, est aujourd’hui remise en question par beaucoup. Sensée protéger les femmes de lésions spontanées pouvant entrainer de graves séquelles, l’intervention ne réduirait pas de manière significative les troubles post-accouchement voire les aggraverait.

L'épisiotomie ne devrait plus être systématique

Les études réalisées depuis une dizaine d’années montrent en effet que les femmes ayant subi une épisiotomie sont tout autant susceptibles de souffrir de ces troubles fréquents que sont l’incontinence ou le prolapsus génital (aussi appelé descente d’organes, dont nous vous parlions dans l’article sur la rééducation périnéale).  Dans la mesure où l’intervention entraine un risque similaire voire supérieure, de nombreux obstétriciens souhaitent l’instauration d’un dialogue la concernant.

« Nous en avons conclu que cet acte devait être individualisé. Il doit se faire en accord avec l’accoucheur ou la sage-femme, être réfléchi et accepté par la parturiente » explique le Professeur Bernard Jacquetin, reponsable du pôle Gynécologie Obstétrique Reproduction Humaine (GORH) au CHU Estaing de Clermont-Ferrand. Demeurent quelques situations dans lesquelles l’épisiotomie  est nécessaire : « Les extraction instrumentales au forceps par exemple, ou certaines manœuvres obstétricales ».

Pour davantage d’informations, je vous conseille la lecture de l’article de Destination Santé  intitulé L’épisiotomie, c’est pas automatique