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Vous trouverez ici un lieu de réponses aux questions que vous vous posez, et des solutions pour ce problème naturel.

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    Nous évoquions il y a peu la remise en cause de l’épisiotomie quasi systématique en cas d’accouchement. C’est au tour de la péridurale aujourd’hui de faire l’actualité mais dans le bon sens cette fois-ci. En effet une étude australienne a très récemment montré que les femmes ayant subi une péridurale lors de leur accouchement souffraient moins d’incontinence.

    La péridurale lors de l'accouchement réduirait les risques de souffrir d'incontinence

    Pour rappel, la péridurale consiste en une anesthésie des muscles du périnée. Durant l’accouchement et sous l’effet de la péridurale, ces derniers seraient davantage protégés et sollicités uniquement lorsqu’il est nécessaire de pousser.

    Le taux de dommages des muscles du périnée tomberaient alors à 6 ou 7% lorsqu’il atteint 13% quand la péridurale n’est pas pratiquée, réduisant de manière significative les risques de souffrir d’incontinence urinaire par la suite.

    Pour plus d’informations, n’hésite pas à consulter l’article de cyberpresse intitulé L’incontinence après l’accouchement.

    La pratique quasi-systématique de l’épisiotomie, opération consistant à inciser les muscles périnéaux lors de l’accouchement, est aujourd’hui remise en question par beaucoup. Sensée protéger les femmes de lésions spontanées pouvant entrainer de graves séquelles, l’intervention ne réduirait pas de manière significative les troubles post-accouchement voire les aggraverait.

    L'épisiotomie ne devrait plus être systématique

    Les études réalisées depuis une dizaine d’années montrent en effet que les femmes ayant subi une épisiotomie sont tout autant susceptibles de souffrir de ces troubles fréquents que sont l’incontinence ou le prolapsus génital (aussi appelé descente d’organes, dont nous vous parlions dans l’article sur la rééducation périnéale).  Dans la mesure où l’intervention entraine un risque similaire voire supérieure, de nombreux obstétriciens souhaitent l’instauration d’un dialogue la concernant.

    « Nous en avons conclu que cet acte devait être individualisé. Il doit se faire en accord avec l’accoucheur ou la sage-femme, être réfléchi et accepté par la parturiente » explique le Professeur Bernard Jacquetin, reponsable du pôle Gynécologie Obstétrique Reproduction Humaine (GORH) au CHU Estaing de Clermont-Ferrand. Demeurent quelques situations dans lesquelles l’épisiotomie  est nécessaire : « Les extraction instrumentales au forceps par exemple, ou certaines manœuvres obstétricales ».

    Pour davantage d’informations, je vous conseille la lecture de l’article de Destination Santé  intitulé L’épisiotomie, c’est pas automatique

    C’est une fois de plus Tena, acteur incontournable de l’incontinence en France et dans le monde, qui est à l’origine de ce projet très intéressant. Mis en ligne très récemment, le site Librement féminin a en effet pour but de répondre à toutes les questions que peuvent se poser les femmes qui souffrent d’incontinence ou celles qui souhaitent simplement s’informer.

    Librement féminin par Tena

    Clair et bien construit, le site tente d’expliquer les causes de l’incontinence urinaire tout en proposant des solutions, tant au niveau des traitements que de la manière d’aborder le problème avec ses proches ou son médecin traitant. Il permet également d’entrer en contact avec un conseiller Tena pour demander conseil vis-à-vis du site ou des produits de la marque. On y trouve également de nombreux témoignages, femmes dans la même situation ou experts, qui viennent partager leurs différentes expériences.

    Amené à être étoffé d’avantage, le site démontre s’il était nécessaire les efforts engagés par Tena pour aider les personnes souffrant d’incontinence en leur facilitant encore et toujours l’accès à l’information. C’est aussi et surtout un espace de communication visible supplémentaire qui ne peut qu’accélérer l’abolition des barrières qui entourent toujours un peu le problème d’incontinence urinaire.

    La rééducation périnéale sert à remuscler le plancher pelvien, c’est-à-dire les muscles qui soutiennent les organes génitaux de la femme. En effet, le plancher pelvien participe au mécanisme du système urinaire et permet de retenir les urines.

    Affiche de la semaine de l'incontinence

    Qui est concerné par la rééducation périnéale ?

    En France, la rééducation périnéale est systématiquement proposée aux femmes dans la période suivant leur accouchement.
    Elle peut également être prescrite aux personnes souffrant d’incontinence d’effort, dans certains cas d’hystérectomie et en période préopératoire ou postopératoire dans les cures du prolapsus. La vieillesse, la ménopause, une infection ou encore un traumatisme peuvent ainsi nécessiter cette rééducation.
    La rééducation du périnée peut être prescrite de façon curative mais aussi préventive. Par exemple,  après un accouchement même si une femme n’est pas sujette à l’incontinence elle peut choisir de suivre la rééducation afin de renforcer ses muscles et de prévenir les risques d’incontinence pour plus tard.

    Comment se déroule les séances de rééducation périnéale ?

    La rééducation périnéale peut avoir lieu avec une sage-femme, un kinésithérapeute ou un médecin à raison de 2 à 3 séances par semaine. Trois méthodes existent : manuelle, par biofeedback et par électro-stimulation.
    La méthode manuelle consiste en un toucher vaginal lors duquel la patiente doit contracter ses muscles : cela permet de prendre conscience de ses différents muscles et de faire un travail complet.
    La méthode biofeedback est destinée aux femmes qui ont du mal à ressentir les zones à contracter, il s’agit d’une sonde introduite dans le vagin qui permet de découvrir les mécanismes et organes liés à la miction.
    Enfin, la méthode par électro-stimulation est un appareil qui émet de petites décharges électriques (rien de dangereux) qui provoquent la contraction des muscles du périnée. Cette méthode est recommandée lorsque la méthode manuelle et biofeedback ne sont pas possible.

    Lorsque vos séances seront terminées, vous pouvez entretenir vos muscles par des exercices de musculation périnéale et des exercices de gymnastique périnéale à faire chez vous.

    Après un accouchement, la sécurité sociale rembourse à 100% les 10 séances de rééducation périnéale.

    femme-ménopause-incontinenceLa ménopause, phénomène correspondant à l’arrêt des règles, se caractérise par la baisse du niveau d’œstrogènes et de progestérone et aboutit à un relâchement des muscles pelviens et une dégénérescence de la muqueuse urétrale.  C’est pourquoi cette période de perte de la fertilité chez la femme peut entraîner l’incontinence urinaire.
    La ménopause est composée de 3 phases qui peuvent débuter dès la quarantaine et peuvent durer jusqu’à 65 ans :
    - La pré ménopause : période de 5 à 10 ans précédant les dernières règles correspondant à une irrégularité des cycles menstruels
    - La péri-ménopause : période marquée par l’apparition des troubles ménopausiques qui se termine après les dernières règles
    - La post-ménopause : période qui suit directement la péri-ménopause

    La ménopause peut se faire sentir de différentes façon et intensité selon les femmes concernées. Voici les différents symptômes possibles : bouffées de chaleur, sueur nocturnes, prise de poids, insomnie, troubles d’humeur et irritation, sécheresse vaginale et troubles du cycles menstruels.

    Les conséquences de la ménopause par rapport à l’incontinence urinaire

    - Affaiblissements des muscles du support pelvien entraînant une pression abdominal plus forte sur la vessie
    - Perte de souplesse de la vessie et de l’urètre entraînant des contractions plus fortes et incontrôlables ainsi qu’une perte de l’efficacité du sphincter
    - Perte de sensibilité du sphincter

    Ces troubles issus de la ménopause favorisent ainsi l’incontinence urinaire puisqu’ils fragilisent fortement les muscles du plancher pelvien, la vessie et l’urètre qui ne peuvent alors plus jouer leur rôle.

    Les différents types d’incontinences urinaires dus à la ménopause

    La ménopause est à l’origine de l’incontinence d’effort, également liée à l’âge, entraînant des pertes urinaires au cours d’un fou rire, d’un éternuement, ou encore après avoir porté des charges lourdes. En plus des conséquences évoquées ci-dessus, cela est dû à une diminution du collagène contenu dans les tissus de soutien sous-urétral. La diminution de cette protéine est à l’origine du relâchement des ligaments qui soutiennent l’urètre.

    L’incontinence d’instabilité vésicale présente elle des symptômes différents : elle est caractérisée par une envie plus fréquente d’uriner en petite quantité. Elle peut entraîner des douleurs vésicales similaires à des contractions. La ménopause joue son rôle ici puisqu’elle est à l’origine d’une fragilité tissulaire augmentée et d’une descente de vessie ( »augmentation des prolapsus vésicaux »), responsables de l’incontinence d’instabilité vésicale.

    Quels traitements pour l’incontinence urinaire due à la ménopause ?

    Notons tout d’abord que la ménopause accentue les facteurs à l’origine de l’incontinence urinaire, certes, mais que cette incontinence est aussi une conséquence du vieillissement normal de l’organisme, puisque la ménopause apparaît à un âge auquel la dégénérescence des tissus est déjà entamée.
    Pour soigner son incontinence, il ne faut pas attendre que celle-ci s’accentue. Consultez sans hésitation votre médecin traitant, votre urologue ou encore votre gynécologue qui sauront diagnostiquer votre incontinence et vous proposer des solutions adaptées : thérapie comportementale et rééducation uro-gynécologique, traitement médicamenteux, intervention chirurgicale (vous pouvez alors consulter notre article « Où soigner son incontinence urinaire« ). Vous pouvez également vous équiper de protections spécifiques qui vous aiderons à traverser cette période dans les meilleures conditions.

    Une étude sur des femmes de 18 à 60 ans a récemment été menée pour déterminer quelle était l’incidence de l’incontinence urinaire sur l’activité physique.

    l'incontinence urinaire réduirait l'activité physique

    On sait qu’une forme d’incontinence urinaire même légère entraine souvent une diminution considérable des sorties et autres activités de ce genre par peur de n’avoir aucune installation adéquate à proximité. On parle souvent des problèmes de socialisation que cela entraine et les fabricants de produits d’incontinence urinaire l’ont bien compris et orientent désormais leur communication en ce sens comme nous avons pu le voir dans l’article paru récemment sur la semaine de la continence urinaire.

    Ce dont on parle moins et qui semble pourtant logique, c’est que cette répercussion sur la vie sociale des femmes souffrant d’incontinence s’accompagne dans la plupart des cas d’une diminution de l’activité physique. Ce qui s’avère problématique quand on sait la nécessité de faire de l’exercice pour rester en forme.

    Sur les 3300 femmes s’étant portées volontaires, 41% étaient lycéennes. Au total, ce sont 39% d’entre elles qui ont déclaré souffrir de symptômes d’incontinence urinaire (dont 47% d’incontinence d’effort, 10% de mictions impérieuses, et 41% d’incontinence mixte). Les formes légères représentaient 47% des femmes interrogées, 41% pour les formes modérées. Les formes sévères et très sévères représentant quant à elles respectivement 9% et 3%.

    Après étude de leur mode de vie, les résultats ont montré que 60% des femmes souffrant d’incontinence urinaire très sévère exerçaient une activité physique jugée insuffisante. Concernant les femmes souffrant d’incontinence sévère ou modéré, elles sont 39% à ne pas faire assez d’exercice. Enfin ce chiffre passe à 30% pour celles qui souffrent d’une incontinence légère. Ce dernier pourcentage reste néanmoins plus élevé que chez les femmes non incontinentes.

    On constate donc que le niveau d’activité physique diminue à mesure que la sévérité de l’incontinence augmente. Cette étude démontre une fois de plus l’intérêt d’informer sur ce problème. Les solutions sont nombreuses, et l’exercice en fait d’ailleurs partie. Reste à communiquer davantage sur les moyens de lutter efficacement l’incontinence urinaire, et faire en sorte qu’elle cesse de nuire au bien-être des personnes, que ce soit socialement ou physiquement.

    - Le dialogue

    Il faut commencer par en parler avec son médecin. Cela permet d’identifier les antécédents, et de vous orienter vers un urologue, un gynécologue ou un neurologue en fonction du diagnostique, par l’identification des circonstances pendant lesquelles les fuites apparaissent, l’importance des symptômes, et l’impact sur la vie quotidienne.

    Ils vous demandera si vous êtes ménopausée, si vous prenez un traitement hormonal, le nombre de vos grossesses, le poids des enfants à la naissance, la présence ou non de déchirures périnéales…

    Ainsi, il pourra identifier la santé de votre périnée.

    - Examen clinique

    Il sert à identifier le type d’incontinence. Il consiste en un examen gynécologique, un examen urologique, et un examen neurologique, au repos, en poussée abdominale, et à la toux.

    - Examens complémentaires

    Enfin, des examens complémentaires plus ciblés seront effectués en fonction des résultats cliniques. Un examen cytobactériologique des urines, une cystoscopie vésicale, et un un bilan urodynamique font partie des possibilités.

    Sexualité et incontinence

    sexualité et incontinence

    Les professionnels de santé ont relevé une augmentation de consultations en rapport avec la sexualité & l’incontinence. La culpabilité et l’incompréhension poussent certaines femmes à venir chercher une solution auprès de leur médecin…

    Lors de l’acte amoureux, un mouvement ou un effort (pénétration ou changement de position) peut être à l’origine des pertes urinaires. L’incontinence d’effort due à la fragilisation du périnée ou du sphincter peut être l’une des causes de l’incontinence lors des rapports sexuels.

    De même, l’incontinence par instabilité vésicale (ou hyperactivité vésicale) engendre des contractions anarchiques du muscle de la vessie (ou détrusor) entrainant les fuites urinaires sans aucun effort particulier. Dans le cadre des relations sexuelles, l’émotion peut être un facteur déclenchant de ces contractions et donc des fuites urinaires.

    Enfin, il existe un phénomène peu fréquent que l’on appelle « les fuites à l’orgasme ». Ces fuites urinaires ont lieu comme la dénomination l’indique durant l’orgasme. Il s’agit d’un paroxysme émotionnel comme le fou rire, le trac ou encore la peur qui entraine une diminution du contrôle du cerveau sur la vessie et les sphincters.

    Les solutions :


    Il est possible de réduire les accidents durant l’acte amoureux en prenant soin de :

    • Vider votre vessie avant un rapport sexuel
    • Privilégier des changements de position lents
    • Consulter un urologue car des traitements existent, notamment médicamenteux
    • Faire de la rééducation et des exercices pour renforcer votre périnée

    On distingue 4 grandes catégories de femmes touchées par l’incontinence.

    Tout d’abord, les femmes jeunes, actives et dynamiques. Elles souffrent de fuites urinaires modérées lors d’activités physiques, comme le tennis ou le jogging.

    Les femmes d’age moyen sont, elles, peu handicapées par les fuites urinaires, qu’elles ont plutôt tendance à considérer comme étant de l’incontinence, qu’elles ne traitent pas, en général, avant la ménopause.

    Le troisième type de femme souffre d’incontinence massive, à tel point que l’achat de couches en devient gênant, à cause du prix. La rééducation est possible, mais souvent très longue. Pour une solution rapide, elles doivent opter pour la chirurgie.

    Enfin, le quatrième type de femme souffre d’incontinence importante, suggérant une descente d’organe, et donc imposant la chirurgie.

    Les femmes touchées par l’incontinence ne sont pas toujours celles que l’on croit. Pour preuve, les femmes en surpoids ou les sportives peuvent aussi être touchées.

    Si l’accouchement (fragilisant le planchier pelvien) et la ménopause constituent les deux facteurs de risque les plus connus de l’incontinence urinaire, l’activité physique peut aussi l’entraîner. Certains exercices, commes les exercices impliquant des sauts répétitifs, vont jusqu’à multiplier par 3 à 5 le risque d’incontinence, et ce, quel que soit l’âge. Une étude précise même que que près de 30% des athlètes de haut niveau le sont, comme 65% des gymnastes, 50% des joueuses de tennis et 45% des basketteuses.

    De même, la surcharge pondérale, entaînant une pression de l’abdomen sur la vessie et les muscles pelviens, multiplie par 6 le risque d’incontinence.

    Dans tous les cas, il ne faut pas attendre que ça s’arrange tout seul. L’idéal est d’en parler tôt à son médecin. Plus le problème sera pris en charge tôt, plus vous aurez de chance qu’il se résolve.

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