Continuer à boire de l'eau malgré l'hyperactivité vésicale

A la différence de l’incontinence, qui implique de véritables fuites urinaires, l’hyperactivité vésicale se manifeste par de très nombreuses envies d’aller aux toilettes au cours de la journée (plus de 8 par jour).

Ce phénomène, qui touche environ 25 millions de personnes en Europe, résulte du fait que le besoin d’uriner va se faire sentir alors que la vessie est loin d’être remplie.

Malgré le fait que cette maladie soit assez largement répandue dans nos contrées, elle demeure sous diagnostiquée en raison de la gêne que le patient peut éprouver en évoquant le sujet auprès de son médecin. Ce qui est d’autant plus dommage quand on sait l’existence d’un traitement capable de traiter les formes légères d’hyperactivité vésicale (80% des cas).

  • L’hygiène de vie joue un rôle prépondérant en matière de vessie hyperactive, en effet limiter la consommation d’aliments ou de boissons diurétiques est très important (thé, café, alcool par exemple). Les personnes souffrant de cette maladie ont trop souvent tendance à réduire au strict minimum leur consommation d’eau, il s’agit d’une erreur pouvant entrainer de fortes déshydratations, ne pas hésiter à boire de l’eau très régulièrement durant la journée pour en consommer moins le soir. La pratique du sport est également essentiel, privilégiez des sports qui ne n’impliquent pas de sauts et de réceptions tels que le tennis ou le jogging, préférez le cyclisme ou mieux, la natation.
  • Des médicaments agissant sur les nerfs qui contrôlent la vessie existent et permettent de réduire les spasmes musculaires. Si certains effets secondaires étaient à déplorer il y encore quelques années, ils sont aujourd’hui nettement mieux tolérés.
  • Une autre technique très souvent utilisée consiste à rééduquer les muscles de soutien afin d’améliorer la maîtrise de la vessie.
  • Enfin dernier rempart pour lutter contre l’hyperactivité vésicale lorsque les 3 autres possibilités n’ont pas fonctionné : La chirurgie. Il s’agit ici d’agir sur les nerfs responsables des mouvements des muscles de la vessie.

Pour les personnes qui souffrent de cette maladie, les sorties et autres ballades tournent bien souvent au calvaire tant l’organisation du parcours dépend de l’emplacement des toilettes publiques. Le problème peut également se poser durant l’exercice d’une activité profesionnelle, la compréhesion de son employeur étant primordial, à défaut d’être formé(e) à l’art du camouflage.  Les protections anatomiques sont une des solutions bien souvent utilisées dans ces cas là, de plus en plus discrètes et nettement moins inconfortables que par le passé, leur capacité d’absorption permet d’envisager des sessions de travail plus longues ou des trajets plus conséquents.

Pour de plus amples informations, je vous conseille la lecture d’un article très complet sur les différentes maladies vésicales.